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Burundi Planning familial: les autorités parlent des progrès "énormes" en dépit d'immenses défis


Politique

Xinhuanet | | Commenter |Imprimer

Le Burundi a marqué "d'énormes progrès" en matière de planning familial (PF) au cours des 15 dernières années en dépit de la persistance d'immenses défis, a déclaré vendredi à Bujumbura Dr Juma Ndereye, un haut resonsable du ministère de la Santé.


"Le fait que le taux de prévalence contraceptive, ait passé de 2,7% en 2000 à 34% en 2014, montre bel et bien que le Burundi, dans un intervalle d'une décennie et demie seulement, a fait un pas de géant en matière de PF, en multipliant ce taux par 17", a affirmé M. Ndereye, expert en PF et directeur du programme national de santé de la reproduction(PNSR) au ministère burundais de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA.
Cette performance globale cache cependant d'importantes disparités au niveau des 18 provinces qui composent le Burundi, a expliqué le responsable burundais au lendemain de la présentation officielle aux parties prenantes, à Bujumbura, du plan d'accélération de la PF au Burundi pour la période 2015-2020.
Par exemple, a-t-il illustré, il varie entre 16,1% dans la province de Mwaro (centre du Burundi) à 62,3% dans la province de Ngozi (nord du pays).
L'un des gros défis auxquels fait face actuellement le Burundi en matière de PF, a expliqué le médecin Ndereye en se référant aux données de la dernière "Enquête Démographique et de Santé au Burundi" (EDSB) réalisée en 2010, est la faible demande des méthodes contraceptives par la population burundaise en général et pour les femmes en particulier.
Les résultats de cette étude (EDSB 2010), montre également que la prévalence contraceptive est très faible chez les adolescents burundais, avec un taux de 2%, a-t-il souligné avant d'indiquer que cela sous-entend que la demande en contraception chez l'adolescent, est "très important".
Les besoins non satisfaits en matière de contraception est plus important en milieu rural qu'en milieu urbain (32% contre 25%), a affirmé Dr Ndereye.
Les autres défis sont notamment la faible implication des hommes en la matière, la faible implication en la matière par des femmes non en union et les adolescents.
"Les enseignements religieux, les rumeurs et idées reçues, le poids d'une culture burundaise pro-nataliste et l'absence d'entente dans les couples au sujet de l'adoption et l'utilisation des méthodes de PF, sont les principales causes d'abandon des méthodes contraceptives au Burundi", a-t-il expliqué. Fin



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