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Conseils à la Cédéao : Yahya Jammeh doit partir et au plus vite. Les moyens importent peu…


Diplomatie

AfreePress | | Commenter |Imprimer

Mardi au plus tard, les juges nommés à la hussarde à la Cour Suprême par Yahya Jammeh rendront publique leur décision portant sur le contentieux électoral né de la volte-face de l’homme fort de Banjul qui, après avoir reconnu et accepté sa défaite, est revenu sur sa position en refusant de céder le pouvoir à Adama Barrow, son challenger de l’opposition.

Quelle va être la position de la Cédéao dans ce mélodrame gambien si d’aventure, et c’est ce qui se profile à l’horizon, les juges de la Cour Suprême qui sont en majorité des étrangers (des Nigérians et Sierra-Léonais) officialisaient ce coup de force de Yahya Jammeh ?

Un début de réponse à cette interrogation nous est parvenu samedi d’Accra. En marge de la cérémonie d’investiture du nouveau président ghanéen Nana Akufo-Addo, les chefs d’Etat de la Cédéao ont tenu une réunion sur la situation gambienne. Et comme il fallait s’y attendre, ils ont convenu de ne rien faire et ce, malgré les positions très tranchées du Nigéria et du Sénégal au début de la crise.

La Cédéao a décidé de ne pas « froisser » un peu plus l’homme fort de Banjul et entend donner la chance à la négociation et au dialogue d’aboutir. « Nous nous sommes engagés à une médiation pacifique et à un transfert pacifique du pouvoir en Gambie. Nous continuerons à le poursuivre pour l'instant », a laissé entendre Ellen Johnson Sirleaf, la présidente en exercice de l’instance sous régionale.

Faudrait-il en rire ou en pleurer ? Il était évident que cette communauté ne ferait rien pour profondément changer les choses malgré les déclarations va-en-guerre de certains de ses membres au lendemain du coup de force de Jammeh. Les nombreuses hésitations et atermoiements de la Cedéao sont les preuves évidentes que la méthode forte n’avait aucune chance d’aboutir. Et Yahya Jammeh le savait lui aussi, d’où son attitude de défiance à l’égard de la communauté internationale et des tenants de la méthode forte au sein de la Cédéao.

Bon, la position adoptée à Accra par cette instance peut sembler stratégique. La Cédéao veut certainement endormir l’adversaire pour pouvoir frapper juste et fort au moment où il s’y attendra le moins. Ne dit-on pas chez nous qu’on ne doit jamais montrer à son adversaire, le bâton avec lequel on attend le frapper ? Il faut éviter que Jammeh soit sur ses gardes au moment du débarquement des alliés de la Cédéao.

Tout compte-fait, Yahya Jammeh au pouvoir en Gambie après le 19 janvier, ce serait un message d’encouragement adressé à tous les ennemis de la démocratie et de l’Etat de droit en Afrique. Cela inaugurerait l’ère d’un nouveau type de despotes, prêts à conserver le pouvoir tout en reconnaissant la victoire de leur challenger et en les félicitant.

Yahya Jammeh doit partir et au plus vite. Les moyens importent peu, c’est le résultat final qui doit être visé.

A.Y.



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