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Cameroun Crise anglophone, politique et économie en couverture des journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Passé l’intermède de l’élection présidentielle, la crise sécessionniste anglophone revient hanter les colonnes des journaux camerounais parus mercredi, à côté des sujets liés à la politique et à l’économie nationale.

«Crise anglophone : un pasteur américain tué à Bamenda». Le titre barre la couverture du quotidien à capitaux privés de langue anglaise The Guardian Post qui consacre un long article au sort du religieux Charles Wesco, dont le véhicule a été criblé de balles par des inconnus, la veille dans le chef-lieu du Nord-Ouest.

Mais qui a donc abattu le pasteur américain ? s’interroge Le Jour : Charles Truman Wesco séjournait, avec son épouse et ses huit enfants, depuis deux semaines dans la localité de Bambili, un des fiefs de la contestation sécessionniste.

Selon cette publication, en ciblant un ressortissant américain, au lendemain de la réélection de Paul Biya, les séparatistes espèrent sans doute amener les États-Unis à s’impliquer dans leurs revendications.

La réaction du pays de l’oncle Sam est en effet redoutée, convient InfoMatin, qui consacre sa principale manchette à la récente lettre de félicitations adressée au président Biya par son homologue français Emmanuel Macron.

Ainsi, explique le journal, au-delà des civilités, en dehors de l’appel au rajeunissement de la classe politique, le jeune chef de l’exécutif hexagonal ne fait pas mystère de l’intérêt et des inquiétudes de son pays quant à la situation dans les régions anglophones.

Emmanuel Macron, insiste le journal, est rejoint dans cette posture par Donald Trump (États-Unis) et Theresa May (Royaume Uni), qui tous pressent Paul Biya de trouver une solution pacifique à la crise qui ensanglante le Nord-Ouest et le Sud-Ouest depuis octobre 2016.

Dans l’immédiat, répond en écho Repères, Paul Biya, fraîchement réélu pour un 7ème mandat consécutif, devrait sacrifier au rituel de la prestation de serment lors d’une session parlementaire aux allures particulières, qui s’ouvre vendredi.

Ce sera la première fois, explique le bihebdomadaire, que le président de la République du Cameroun va prêter serment en présence des membres du Conseil constitutionnel, une haute juridiction consacrée par la Constitution de 1996 et qui n’a vu le jour que le 7 février 2018.

Ce sera «une session sur tapis rouge», acquiesce le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, évoquant également «une prestation de serment en plusieurs points inédite».

L’élection présidentielle achevée, et en attendant son entrée solennelle en fonction, Paul Biya, tacle Mutations, doit certainement être en train de faire ses comptes de campagne avec de sérieuses surprises à la clé : plusieurs de ses lieutenants, dont l’avenir est par ailleurs en pointillés, ont fait mordre la poussière à leur champion dans leurs fiefs respectifs et devraient donc logiquement s’acquitter de la note.

De la note, rétorque Cameroon Business Today, il en sera certainement question dès lundi prochain à l’occasion de la 3ème évaluation de l’accord triennal pour la facilité élargie de crédit (FEC), d’une enveloppe de 390,4 milliards FCFA, signé le 26 juin 2017 entre le pays et le Fonds monétaire international (FMI).

Plus de 200 milliards FCFA ont déjà été décaissés depuis lors, étaye le magazine à capitaux publics, ajoutant que les échanges tourneront autour de la dette publique et des recettes budgétaires internes.

A propos de la dette, point de friction permanent entre les parties, Le Quotidien de l’Économie révèle que le pays, de 2016 à août dernier, a levé 534 milliards FCFA en termes de bons du Trésor assimilés (BTA).

Lever les fonds, c’est bien, mais leur utilisation ne cesse de susciter des inquiétudes, renchérit Diapason qui, preuves à l’appui, se penche par exemple sur le cas du chantier de construction de l’autoroute entre Douala et Yaoundé, les métropoles économique et politique du pays.

Débutés en 2014, explique l’hebdomadaire, la première phase d’exécution de ce projet, dont la livraison était prévue en mi-octobre dernier, n’a pas été respectée alors que le taux de réalisation stagne autour de 40%, un autre défi pour le nouveau septennat de Paul Biya.



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