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Togo Célébration des 59 ans de l'indépendance du Togo : Le MMLK exhorte le chef de l'Etat à libérer tous les détenus politiques


Politique

iciLome | | 2 Commentaires |Imprimer

Samedi 27 avril prochain, le Togo célébrera les 59 ans de son accession à la souveraineté internationale. Seulement voilà, cette solennité qui est normalement censée réunir tous les fils et filles de la « Terre de nos Aïeux » fait déjà objet de division. Dans un communiqué rendu public, le Mouvement Martin Luther King (MMLK-la voix des sans voix) exhorte les autorités togolaises à favoriser cette célébration du 59eme anniversaire de l'indépendance du pays « dans l'amour et l'acception de l'autre avec la libération de tous les détenus politiques ». Lecture!

MMLK/ ACCESSION DU TOGO À LA SOUVERAINETÉ INTERNATIONALE

27 avril 1960 - 27 avril 2019 : LE MMLK EXHORTE LES AUTORITÉS TOGOLAISES À FAVORISER LA CÉLÉBRATION DU 59 ÈME ANNIVERSAIRE DANS L'AMOUR ET L'ACCEPTATION DE L'AUTRE AVEC LA LIBÉRATION DE TOUS LES DÉTENUS POLITIQUES

Le Mouvement Martin Luther KING s'inquiète de la non adhésion de tous les fils et filles à la célébration unitaire de la fête de l'indépendance et exhorte les autorités Togolaises cette fois-ci à créer des conditions favorables notamment la libération de tous les détenus politiques en vue de susciter l'adhésion de tous les acteurs de la classe politique et de la société civile à honorer de manière digne et respectueuse la mémoire des pères de notre indépendance.

HOMMAGE AUX PÈRES D'INDÉPENDANCE

27 Avril 2019 : il y a 59 ans, le Togo accéda à la souveraineté internationale, une acquisition qui a été obtenue sous de hautes et âpres luttes dont les pertes en vies humaines face à la méchanceté et à la furie des ennemis de notre liberté. L'histoire nous a appris que la lutte a connu l'adhésion de la majorité des fils et des filles du Togo même s'il y avait des valets locaux, complices de l'administration coloniale et impérialiste. Pour preuve, c'était dans la liesse et la joie que cette date historique du 27 avril 1960 a été accueillie et célébrée sur tout le territoire togolais. Au nom de l'unité et de la solidarité nationale, les Togolais de l'époque n'avaient pas le choix que de s'unir contre les ennemis et les fossoyeurs pour hisser les couleurs nationales du Togo dans un même destin, une même vision et même une identité. Malheureusement, les premières années de notre liberté ont été assombries par des incompréhensions et autres considérations qui se sont tristement soldées par l'assassinat du Premier Président, Sylvanus OLYMPIO.

C'est dès lors que la date de l'indépendance a commencé sa descente aux enfers pour se voir 'interdire de célébration au profit d'une autre journée dite de libération nationale. Cette confusion a persisté jusqu'au début des années 90 où il a fallu la conférence nationale pour redonner au 27 avril son caractère national ainsi que l'hymne et la devise qui s'y sont liées. Malgré tout, la célébration d'indépendance n'a été que de courte durée ou n'a jamais été du tout effective consacrant ainsi les divisions profondes entre les fils et les filles du pays. CAR LES FONDEMENTS D'UN ÉTAT INDÉPENDANT SONT ÔTÉS, TRAVESTIS ET TRONQUÉS. Et par conséquent tous les sacrifices consentis par les acteurs d'indépendance sont annihilés et mis en cause sur fond d'intérêts politiques personnels et partisans.

A chaque date anniversaire d'indépendance, le Togo a toujours connu aux moins deux célébrations parallèles avec des messages diamétralement opposés faisant ainsi de notre pays la seule CURIOSITÉ au monde. Alors que la commémoration des indépendances unit et rapproche les peuples ailleurs , au Togo la date d'indépendance est devenue depuis quelques moments une période de discorde ,de dissensions , d'intimité et d'antagonisme. C'est toujours dans ce climat délétère et de suspicion que notre génération voit chaque 27 avril passer comme une date réservée exclusivement au pouvoir et dont l'opposition de l'autre côté réclame la paternité . On assiste à deux positions diamétralement tranchées qui bafouent l'indépendance d'un peuple. A QUI LA FAUTE ?

Dans nos tentatives de répondre à une interrogation si sensible, il va sans dire que les responsabilités sont partagées et il faut une THÉRAPIE DE CHOC. Ceci pourrait administrer les remèdes qui sont toutefois seuls entre les mains des fils et des filles du Togo.

S'il faut avoir le courage de reconnaître qu'il y a près d'une dizaine d'années , on a senti un rapprochement dans les démarches vers une commémoration collective , unanime et à l'unisson avec tous les acteurs politiques , très tôt cette initiative s'est nourrie de poche de résistance qui finit par fragiliser l'idéal commun et la force républicaine que véhicule l'indépendance. La réhabilitation du 27 avril comme une date historique du Togo a retenir et la suppression du 13 janvier aurait pu être effective et efficace si tous les forces vives avaient été rendues utiles et associés.

Consciencieusement, les commémorations multiples et parallèles de la fête d'indépendance du Togo, illustre sans doute la hauteur et la profondeur du malaise général pendant des années dans notre société. On pourra admettre les dissensions politiques entre les acteurs, ce qui est évident mais le comble est le refus récurent de se mettre d'accord pour honorer la mémoire des combattants pour la liberté et la justice. Si au moins pour un jour, les acteurs politiques de notre pays, ne peuvent pas se mettre ensemble pour une aussi importante date de l'histoire du Togo, alors que pourraient-ils léguer à notre présente génération et à tous ceux qui naîtront après nous ? Tant que le 27 avril ne pourra pas réunir les fils et les filles de la nation quelques soient les appartenances politiques, il serait difficile voire impossible de réécrire l'histoire du Togo. Dans ce cas, l'une ou l'autre des parties gardera sa position au moment venu, et le cycle recommence sans qu'on ne parvienne à les concilier.

EST-CE POSSIBLE AVEC TANT DE CITOYENS INCARCÉRÉS DANS LES PRISONS POUR MOTIFS POLITIQUES ?

Alors que la crise sociopolitique dure encore et persiste chaque fois que l'on tend vers la date du 27 avril et cette fois-ci pour le 59eme anniversaire, est- ce possible de parler d'une faste et pompeuse célébration de l'indépendance ? Est-ce possible avec les derniers événements qui ont fait gonfler davantage la prison civile de Lomé avec l'incarcération des militants et des responsables du parti National panafricain (PNP) ? Oui, et c'est le moment de créer les conditions pour un possible rapprochement entre le pouvoir et l'opposition pour réactiver l'espoir perdu ; Oui, et notre pays sortira vainqueur, renouvelé, remodelé et transformé pour toujours si tous les détenus politiques encore incarcérés dans les prisons sont libérés avant le jour de la célébration du 59eme anniversaire.

C'est à cela auquel s'attelle le MMLK à l'approche de cette date unique dans l'histoire du Togo. Dans cette dynamique, le MMLK réitère son appel à tous les acteurs politiques et à renoncer à des calculs politiques afin de répondre à leur devoir patriotique et civique que leur exige la mémoire collective d'une date et d'un événement pour proclamer haut et fort l'indépendance du Togo le 27 avril.

LOMÉ, LE 22 AVRIL 2019

MOUVEMENT MARTIN LUTHER KING -LA VOIX DES SANS VOIX



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 2   Saint Vodou Aguê | Mercredi, 24 Avril 2019
  Est ce que le Togo ou l Afrique est vraiment indépendant ?

 1   Clement GAVI | Mercredi, 24 Avril 2019
  Célébration des 59 ans de l'indépendance du Togo : Le MMLK exhorte le chef de l'Etat à libérer tous les détenus politiques

Etre indépendant, c'est aussi être indépendant de ses propres passions. Un pays où une clique habitée par le diable et encouragée par le racisme et l'esclavagisme s'est instituée en cause de souffrance pour la masse des exploités, c'est à dire, le peuple meurtri du Togo, ne peut être cette structure qui mérite l'adjectif d'indépendant. Et l'attitude de ce Faure Gnassingbé envers son propre frère Kpatcha Gnassingbé qu'ils consomment par tranches en le tuant à petit feu en prison depuis dix ans, est révélatrice. Comment quelqu'un qui n'a aucune gène lorsque son propre frère, par sa propre décision s'éteint en prison depuis une décennie peut-il entendre la douleur des Togolais?
Qu'est-ce que son frère a pu faire tel qu'il ne mérite pas le pardon? Comment arrive t-il à dormir sachant que le sort de son frère est entre ses mains?
Il faut comprendre que nous peuple Togolais avons affaire à ces gens qui ont perdu l'essentiel, ces monstres qui ont épousé le diable et en qui réside le démon. Alors si nous devons nous pardonner leurs crimes, il faut que nous comprenions que la résistance est pour nous un devoir. Il faut arrêter d'exhorter ce Faure Gnassingbé, il faut lui signifier son illégitimité et ses crimes et qu'il doit dégager même si ces Tony Blair et autres Louis Michel qui ne nous ont pas créé et qui n'ont rien crée sur cette terre viennent s'enrichir dans le sang, le sang de ces Togolais que représente ces sous faciles dont ils se gavent tels des porcs. Résistons et mourons pour la cause.
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