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Togo Mariage précoce, parlons-en !


Société

iciLome | | 6 Commentaires |Imprimer

La mentalité selon laquelle une fille à l’école n’aboutira à rien, continue de faire son chemin dans certaines localités au Togo. Au centre et au nord du pays, des jeunes filles sont données à des hommes généralement plus âgés qu’elles, comme des cadeaux. Ce sont souvent des filles qui n’ont pas atteint l’âge de se marier.

D’aucuns pensent que le phénomène est derrière notre époque et que rares sont les cas qu’on rencontre sur la Terre de nos Aïeux. Mais la triste réalité est qu’à l’intérieur du pays, même dans certaines localités proches de la capitale, des filles, quand bien même elles ont la volonté de continuer leurs études, sont obligées de les abandonner à cause d’une décision controversée de leur parent.

De l’école, on les retrouve dans des foyers, sans pour autant le vouloir. Il est vrai que des fois, ce sont les filles elles-mêmes qui se font enceinter pour diverses raisons, deviennent automatiquement mamans dans leur plus jeune âge, et donc obligées de vivre avec un homme. Mais toujours est-il que la fille, dans la plupart des cas, quitte les bancs et s’engage dans un mariage à un âge précoce.

Le taux de mariage précoce des jeunes filles au Togo reste élevé. C’est ce que révèle une enquête L’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED). Selon les résultats de cette enquête, 6,4% des femmes âgées de 20-24 ont été contraintes au mariage avant d'atteindre l’âge de 15 ans et 24% des femmes âgées de 20-24 ans ont été mariées avant leur dix-huitième anniversaire.

La pauvreté est la principale cause, à en croire de nombreux observateurs. Dans ces communautés qui continuent d’entretenir le phénomène, les parents préfèrent donner leur fille en mariage pour pouvoir s’en débarrasser et alléger les charges de la famille.

D’autres, attirés par l’aisance du futur gendre (souvent déjà marié ou non), poussent leur fille dans les bras de ce dernier pour, en retour, être dans ses bonnes grâces. Généralement, ces mariages se font contre le gré de la jeune fille qui devient malheureuse au foyer.

Dans d’autres cas, ce sont les filles qui, fatiguées d’attendre les parents qui ont des ressources très limitées et n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins, se lancent dans des aventures avec des hommes plus âgés qu’elles. Bien trop souvent, ce sont des aventures qui finissent au foyer, avec au passage une grossesse indésirée qui arrête les études. Il est vrai que certaines filles reprennent les études après l’accouchement, mais le cas est rare.

Le mariage précoce des jeunes filles est une réalité au Togo. Et il n’y a pas de doute que la pauvreté contribue énormément à l’enracinement de ce phénomène. Malgré les sensibilisations et autres campagnes des associations qui luttent dans le domaine, le mal perdure. C’est pourquoi nombre d’observateurs indiquent qu’il faut alors diriger la lutte contre la pauvreté pour véritablement éradiquer ce mal de société.


I.K



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 6   Verite | Mardi, 23 Juillet 2019
  Réponse à 1-Diable
  Tout le monde a raison et l'etat pour qui la minorite s'accapare les richesses du pays sans se soucier des autres entrainant la grande pauvrete ne serait en droit ne frapper car responsable du phenomene .

 5   montogo | Mardi, 23 Juillet 2019
  il faut plutot dire que cest la paresse des uns et des autres qui est le noeud du phenome.
tous les monde veux vivre de tell ou tell mais refuse de travailler. des gens diront quil ya pas travail moi je dit cest faux. le probleme est quon veut travailler ou pas. example des gens refusent les travaux des champs au togo mais vont faire ces travaux hors du pays.

 4   Général Oko | Lundi, 22 Juillet 2019
  C'est un article intéressant mais maladroit ou insuffisant. L'auteur a parlé du centre et du nord du Togo et un peu dans certaines localités proches de Lomé. En réalité c'est toutes les localités du Togo qui sont concernées. Allez au grand marché de Lomé et comptez le nombre de jeunes filles des couvents vaudous qui y portent des bagages qu'un âne ne pourrait porter ! Elles ont parfois des bébés au dos. j'ai fait Vogan Anfouin et j'ai vu beaucoup de choses. Les jeunes filles du centre et du nord pour rien n'au monde ne changeront leur vie pour celle de ces filles. Il faut nettoyer toutes ces pratiques du Sud au Nord. C'est l'une des missions essentielles de la diaspora, au lieu de passer son temps à délirer sur des doctrines politiques confuses.

 3   Antares de Passadena | Lundi, 22 Juillet 2019
  Dans ce monde que je supporte malgré moi, j'ai rien remarqué de plus beau que des enfants qui jouent entre - eux. Obliger un enfant à porter des charges qui ne sont pas censées être les siennes est insupportable.
L'état doit frapper.

 2   Sheldon | Lundi, 22 Juillet 2019
  Les types qui degainent leurs bazards contre des filles de moins de 15 ans, que ces dernières soient consentantes ou non sont des salopards. Leur place, c'est la prison. Priver un enfant de ses rêves existentielles est un ACTE CRIMINEL quelque soit la circonstance. Les juridictions pénales n'ont qu' à prendre leur rôle au sérieux.

 1   Diable | Lundi, 22 Juillet 2019
  Ce sujet m' intéresse beaucoup. Je reviendrai.
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