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Cameroun Les journaux camerounais en mode gouvernance et politique


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Une mixture de gouvernance et de politique, sur fond de socio-économie et d’insécurité, meuble les colonnes des journaux camerounais parus vendredi.

Placé sous mandat de dépôt mercredi soir à la prison centrale de Yaoundé, le cas de l’ex-directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), Jean Louis Beh Mengue, est de nouveau traité par Mutations qui tente une explication : en dehors de nombreuses fautes de gestion retenues contre lui par le Tribunal criminel spécial (TCS), il est poursuivi un détournement de 700 millions de francs.

«Beh Mengue prend sa retraite à Kondengui», titre perfidement l’hebdomadaire satirique Le Popoli qui représente l’ancien manager, 18 ans au poste, traîné de force par un maton à l’intérieur du pénitencier et qui dit à son geôlier : «Après, vous parlerez de surpopulation carcérale n’est-ce pas ?»

Sauf que, selon Le Messager, la fameuse «Opération épervier», censée assainir les mœurs publiques, est désormais dans la boue avec, entre autres incongruités, des procédures improvisées, le choix partisan et en tout cas controversé des acteurs et une politisation tous azimuts.

Son confrère L’Épervier, pourtant réputé proche du pouvoir, confirme ce constat amer qui dénonce une juridiction (le TCS) entre les mains de la mafia, mais également des milliards de francs circulant dans des mallettes pour mettre sous l’éteignoir certaines personnalités.

Revenant pour sa part sur la mutinerie survenue le 24 juillet dernier à la prison de Buea (Sud-Ouest), The Post, qui a interrogé des avocats en charge du dossier des détenus sécessionnistes anglophones, se demande où se trouvent les corps des détenus assassinés pendant l’intervention de l’armée. Et depuis lors, déplore par ailleurs le bihebdomadaire de langue anglaise, plus de 70 blessés, toujours enchaînés, ont été laissés à l’abandon avec des plaies purulentes et non traitées.

Plus qu’émue par toutes ces dérives, la commission des droits de l’homme et des libertés du barreau du Cameroun vient, appuie Mutations, d’inviter tous les avocats et avocats stagiaires, intervenant dans la chaîne de la justice pénale et non pénale à porter désormais, immédiatement et par écrit à la connaissance de ladite instance, toutes les violations, incidents ou manquements infestant le rendu quotidien de la justice.

Le barreau exige de ses membres sa saisine, par des écrits d’avocats responsables et prêts à dénoncer le dysfonctionnement de la justice pénale à tous les niveaux. Une démarche qui vient briser l’amitié et la collusion entre tous les acteurs (officiers de police judiciaire, magistrats, avocats, responsables pénitentiaires) impliqués dans la chaîne de la justice pénale : «Avec cet acte, la commission s’engage à dénoncer nommément et publiquement toutes les violations dans le rendu de la justice par ses rapports réguliers.»

Plus grave, renchérit Émergence, à l’heure de la transparence dans la gestion des affaires publiques, il est étonnant que certaines administrations, à l’instar de la présidence de la République ou des services du Premier ministre, continuent d’échapper à tout audit financier.

Entre finances et développement, Essingan et L’œil du Sahel se livrent, à distance, à une guerre des chiffres. Le premier cité affirme que le grand-sud du pays, où les plus grands projets hydroélectriques du pays ont vu le jour, est également le plus impacté par le phénomène des délestages. Son confrère, lui, a ressortir la loupe pour afficher les chiffres de la pauvreté dans la grand-nord, zone la plus peuplée du Cameroun mais manquant d’eau, d’électricité, d’écoles et autres infrastructures de base.

La preuve que les régions septentrionales ont un grand impact sur la vie nationale est apportée, selon Le Quotidien de l’Économie, par la compagnie aérienne Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) qui inaugure son nouveau plan de vol dans le septentrion avec pour hub Garoua (Nord), mais dont le potentiel en termes de recettes reste à préciser.

Au plan politique, glisse InfoMatin, les populations des régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord sont conscientes des enjeux de l’heure, même si elles ne se manifestent pas ouvertement, pour le moment : l’élite du septentrion entend peser de tout son poids dans la succession de Paul Biya à la tête du Cameroun.




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