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Sénégal La politique en taille patron dans la presse sénégalaise


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Les journaux sénégalais, reçus lundi à APA, traitent principalement de la réaction suscitée par la déclaration de Sory Kaba, le Directeur des Sénégalais de l’extérieur selon qui, Macky Sall ne peut pas être candidat à la présidentielle de 2024, mais aussi de l’affaire des 94 milliards F CFA dans laquelle Ousmane Sonko, le chef de file des Patriotes du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (Pastef, opposition) accuse Mamour Diallo, l’ancien Directeur Général des Domaines (mouvance présidentielle) de détournement.

WalfQuotidien annonce que « Sory Kaba met le feu à l’APR (Alliance pour la République, au pouvoir) ». En effet, le Directeur des Sénégalais de l’extérieur, qui était l’invité du Grand Jury de la Radio Futurs Médias (RFM, privée), a indiqué que le président de la République Macky Sall ne peut pas briguer un 3e mandat.

La section APR de Fatick (centre), visiblement agacée par cette sortie médiatique, a brandi une menace : « Si Sory ne la boucle pas, nous allons, dans les jours à venir, citer les noms de toutes les personnalités politiques, tapies dans l’ombre, qui entendent agir contre les intérêts du parti, de la coalition Benno Bokk Yakaar et du président Macky Sall ».

D’après Sory Kaba, dont les propos sont rapportés par Vox Populi, « Macky Sall entame son dernier mandat à la tête du Sénégal. La Constitution lui interdit de faire un troisième mandat. Notre Constitution a été verrouillée. Deux mandats, pas plus. Il n’y a aucune possibilité de rétroactivité ». En tout cas, selon ce journal, « Sory Kaba (est) lynché pour avoir invalidé le 3e mandat ».

En effet, « l’APR se déchaîne sur Sory Kaba », note L’AS qui reprend en ces termes le communiqué incendiaire des apéristes de Fatick : « C’est avec regret que nous avons suivi les graves allégations de Sory Kaba qui, comme à l’accoutumée, vient de manifester encore une fois sa déloyauté envers le président de la République. Chômeur de son état, émigré clandestin, rapatrié sans papier, M. Kaba a bénéficié des largesses du président Macky Sall soucieux de lui éviter la dépression qui avait déjà fini de manifester ses signes précurseurs ».

Pour ce qui est de la reconfiguration du jeu politique post-présidentiel, « Macky Sall (est) en roue libre », analyse Sud Quotidien. Cité par ce journal, Moussa Diaw, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB, nord), soutient que « le président Macky Sall a aujourd’hui les cartes entre ses mains. C’est lui qui défait, c’est lui qui consolide, c’est lui qui mène les orientations et maîtrise l’espace politique sénégalais, les enjeux et les stratégies qui sont développées par les uns et les autres ».

De son côté, Le Quotidien fait savoir qu’ « (Ousmane) Sonko solde ses comptes » dans l’affaire des 94 milliards F CFA. Dans un mémorandum de 10 pages, le leader de Pastef a relevé les « incohérences » de la Commission d’enquête parlementaire qui, dans l’exposé des faits, « a confirmé totalement » ses accusations à l’encontre de Mamour Diallo, avant « de se contredire par des conclusions politiciennes et mensongères ».

En octobre 2018, au cours d’une conférence de presse, Ousmane Sonko a accusé Mamour Diallo d’avoir détourné 94 milliards F CFA dans un dossier lié à un titre foncier à Rufisque (un des quatre départements de Dakar).

Sur un autre front, Le Quotidien indique que « les avocats de Karim Wade recadrent Amadou Bâ » par rapport à la réhabilitation du fils de l’ex-chef de l’Etat Abdoulaye Wade (2000-2012). Dans un communiqué rapporté par ce journal, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a affirmé qu’à Genève « la délégation sénégalaise n’a, en aucun cas et sous quelque forme que ce soit, pris des engagements allant dans le sens d’une réhabilitation de Karim Wade ou d’une réparation d’un préjudice qu’il aurait subi ».

Mais les conseils de l’ancien ministre précisent que l’Etat du Sénégal « a reconnu que Karim Wade avait subi un préjudice du fait de sa détention arbitraire et de sa condamnation et qu’il était fondé à en obtenir réparation ».




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