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Gabon Dynastie dans la République : Les petits-fils s'annoncent


Politique

Le Correcteur | | Commenter |Imprimer

Oublié depuis quelques années, le poste de Coordinateur Général des affaires présidentielles a été ressuscité le 5 décembre 2019. À l'issue du Conseil des ministres présidé par Ali Bongo, son fils Noureddin Bongo Valentin occupera désormais ce poste qui fait de son occupant une sorte de «Président bis» au Gabon.

Placé sous l'autorité directe d'Ali Bongo, Noureddin Bongo Valentin traitera directement les dossiers qui lui seront confiés par le Président de la République. Il coordonnera l'activité des hauts représentants personnels et des représentants personnels d'Ali Bongo.

Noureddin Bongo travaillera avec un cabinet composé d'un directeur de cabinet, un conseiller juridique et administratif, un conseiller économique et financier, un chargé de la communication, une secrétaire particulière, une secrétaire de cabinet et des agents de sécurité. Ce cabinet disposera d'un «crédit budgétaire» qu'il administrera «personnellement».

A 26 ans, le petit-fils d'Omar Bongo est connu comme un homme d'affaires. Patron de Shanah investments Ltd basé à Londres, élément clé d'Olam Gabon, Noureddin Bongo Valentin peut avoir des compétences avérées pour être Coordonnateur Général des Affaires présidentielles et apporter un plus à une gestion optimale de la présidence gabonaise. Mais lorsqu'on se réfère à la dynastie régnante au Gabon et les conditions troubles de sa nomination, on peut légitiment penser que son père de président le prépare à sa succession.

Depuis quelques jours, on parle d'une opération anticorruption pompeusement baptisée « Scorpion » dans laquelle beaucoup de proches d'Ali Bongo ont été interpelés et placés sous mandat de dépôt. Au moment où certains s'interrogent sur le sérieux autour de l'opération Scorpion, on s'aperçoit que c'est juste pour nommer son fils Président de la République Adjoint. Créé par décret N°00026/PR du 10 mars 2003 par Omar Bongo, le poste de Coordonnateur Général des affaires présidentielles a été rarement pourvu, une preuve qu'il n'est pas indispensable pour le Gabon. Lorsque Ali Bongo déformé par un AVC qui a considérablement réduit ses facultés, décide de placer son fils à sa droite, nul doute que c'est pour la pérennisation de la dynastie Bongo.

C'est bien dangereux et repoussant que certains chefs d'Etat en viennent à transformer la gestion de l'Etat à une entreprise privée. Imposé aux Gabonais en 2009 à la mort de son père Omar Bongo, Ali n'éprouve aucune gène à se faire remplacer par son enfant. Après la génération des fils du père, on tend inexorablement vers la génération des petits-fils. Ils étaient trois pays en Afrique à orchestrer la dynastie dans une République : la RD Congo, le Togo et le Gabon. Si en RD Congo, Joseph Kabila s'est éclipsé en ce début d'année 2019, ce n'est pas le cas des Bongo du Gabon et des Gnassingbé du Togo. Avec Faure Gnassingbé, on constate des positionnements des demi-frères qui sont loin d'être anodins au moment où lui-même court après un 4ème mandat. Qu'est-ce que Gabonais et Togolais ont fait pour mériter un tel châtiment ? Il n'est que temps que cesse la dynastie dans une république.

Honoré ADONTUI



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