AZIZO.NET  | AFRICAHOTNEWS.COM   
HOME
Actualité Bénin  |  Maghreb  |  Afrique de l'Ouest  |  Afrique Centrale  |  Afrique de l'Est  |  Afrique Australe  |  Ocean Indien  |  International

Togo Devoir de mémoire : il y a 57 ans, Sylvanus OLYMPIO était assassiné par le dictateur Etienne Gnassingbé


Politique

- | | 7 Commentaires |Imprimer

13 janvier 1963 - 13 janvier 2020 Il y a 57 ans, Sylvanus Epiphanio Elpidio Kwami OLYMPIO, le père de l’indépendance togolaise, était ignominieusement assassiné par Etienne EYADEMA sur les ordres de l’impérialisme français.

Aux aurores du 13 janvier 1963, exactement 57 ans déjà, le père de l’indépendance togolaise, le valeureux dirigé la lutte pour arracher le Togo de la domination coloniale française, Sylvanus Epiphanio Elpidio Kwami OLYMPIO, mourrait, assassiné par Etienne EYADEMA lors du premier coup d’Etat de l’Afrique indépendante, devant le portail même de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique d’où il avait été illégalement enlevé par le commando envoyé pour le capturer.

EYADEMA, l’ancien trouffion des guerres coloniales françaises d’Indochine et d’Algérie l’avait rafalé de balles qui l’ont frappé au bas ventre et en pleine poitrine, avant de lui sectionner les veines du poignet et de lui planter la baïonnette de l’arme dans la cuisse gauche tout en expliquant fièrement à ses compagnons : « C’est comme ça que je faisais en Algérie pour m’assurer que mes victimes étaient bien mortes. » OLYMPIO agonisa longuement ainsi au sol en se vidant de son sang dans d’atroces souffrances.

Sylvanus OLYMPIO assassiné pour une cause reconnue juste, par tous, aujourd’hui !

Aux yeux de l’impérialisme français alors dirigé par le couple De GAULLE – Jacques FOCCART pour la politique africaine, le seul tort de Sylvanus OLYMPIO était d’avoir voulu doter le Togo d’une monnaie nationale qui aurait achevé de conférer les attributs de l’indépendance et de la souveraineté économique à l’indépendance politique nationale arrachée de haute lutte lors des élections législatives tenant lieu de référendum du 27 avril 1958 et proclamé, deux ans plus tard, le 27 avril 1960.

Et, insulte et mépris suprêmes pour les Africains, c’est le jour même de la commémoration du 54e anniversaire de cet assassinat, ce vendredi 13 janvier 2017, que François HOLLANDE, actuel chef « socialiste » de l’Etat français a choisi pour la tenue, sur la terre d’Afrique, au Mali où les troupes françaises restent fidèles à leurs honteuses traditions d’exactions colonialistes, un « Sommet France - Afrique » qui sert à défendre le « pré-carré » français.

Fidèle continuateur de l’œuvre impérialiste des dirigeants successifs de l’Etat français, tant de droite que de gauche, François HOLLANDE vient sur la terre d’Afrique ce 13 janvier 2017 en représentant de cet impérialisme français qui revient sur les lieux de son crime du 13 janvier 1963 au Togo.

Aujourd’hui, 54 ans après l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO par l’impérialisme français et les demi-soldes démobilisés de ses guerres coloniales, alors que l’exigence unanime et croissante d’une immédiate rupture de la servitude monétaire imposée à travers le F CFA (Franc des Colonies Françaises d’Afrique) aux anciennes colonies française d’Afrique par l’impérialisme français, s’impose de partout et soulève l’indignation et la mobilisation des peuples africains à travers tout le continent ainsi que dans le monde entier, force est donc de constater qu’il a été impunément assassiné pour une cause foncièrement et fondamentalement juste.

Le temps est venu de rendre compte…

Pour l’impérialisme français et ses chefs de file tant de droite que de gauche le temps est venu de rendre compte pour n’avoir jamais cessé de maintenir les peuples africains en esclavage par dictatures militaires et civiles interposées en dépit de leurs indépendances nominales.

Le temps est venu de reconnaître publiquement à la face du monde entier, pour les dirigeants socialistes français actuellement au pouvoir à l’Elysée à Paris, que c’est bien l’Etat français qui a assassiné Sylvanus OLYMPIO parce qu’il défendait une cause dont la justesse est aujourd’hui reconnue dans tous les milieux politiques et économiques même capitalistes.

Le temps est venu de reconnaître publiquement, pour ses actuels dirigeants, toute la responsabilité du pouvoir politique français dans l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO comme ils l’ont fait à travers leurs aveux sur les massacres de tirailleurs sénégalais démobilisés à la fin de la IIe Guerre mondiale par les colons français au Camp Tiaroye à Dakar et sur le génocide de 40 000 citoyens revendiquant l’indépendance de Madagascar en 1947.

Le temps est venu de reconnaître publiquement, pour les dirigeants actuels de l’Etat français, qu’après l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO, c’est bien le régime De GAULLE - FOCCART qui a également fomenté, le 13 janvier 1967, un deuxième coup d’Etat qui a porté au pouvoir une junte militaire dont EYADEMA, leur homme de main du 13 janvier 1963, a pris la direction le 14 avril 1967 pour défendre les intérêts français au Togo.

Le temps est venu de reconnaître publiquement, pour les dirigeants actuels de l’Etat français, que l’impérialisme français n’a jamais cessé d’œuvrer à maintenir depuis 54 ans sur le Togo une dictature sanglante, hier dirigé par Etienne EYADEMA et, depuis sa disparition en 2005, par sa progéniture Faure Essozimna EYADEMA-GNASSINGBE, qui, tous deux, ont assassiné plus de 10 000 citoyens togolais innocents, pillé et ruiné le Togo.

Le temps est venu de reconnaître publiquement, pour les dirigeants actuels de l’Etat français, qu’à travers la dictature sanglante du clan des EYADEMA-GNASSINGBE, l’impérialisme français n’a jamais cessé d’organiser le pillage et la surexploitation des ressources matérielles et humaines du Togo à son profit.

Le temps est venu de prendre nos responsabilités !

Vaillant peuple togolais,
Travailleurs, paysans, militants, jeunes,

Le temps est venu pour nous de prendre nos responsabilités, que l’impérialisme français reconnaisse ou pas sa responsabilité dans l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO et dans toute l’oppression et la surexploitation qu’il fait peser sur les peuples à travers les dictatures militaires et civiles qu’il entretient au Togo et dans toute l’Afrique :

-Vengeons l’ignominieux assassinat du père de l’indépendance togolaise, Sylvanus OLYMPIO, en nous mobilisant pour libérer ici et maintenant notre pays !
-Vengeons les milliers de citoyens innocents impunément assassinés dans notre pays depuis 54 ans !
-Mobilisons-nous pour exiger :
* Dehors, à bas le régime cinquantenaire du clan des EYADEMA-GNASSINGBE ! 50 ans, Ça suffit ! Faure EYADEMA-GNASSINGBE, DEGAGE ici et maintenant !

* Dehors, à bas l’impérialisme français ! Troupes françaises, hors d’Afrique !

-En avant vers la reconquête de notre indépendance et souveraineté nationales confisquées !

Les peuples togolais et africains vaincront !

Lomé, le 13 janvier 2017

Pour le Parti des travailleurs,

Le Secrétaire chargé de la coordination

Claude AMEGANVI



Autres titres
Togo Atcholi Aklesso à Jean-Pierre Fabre : « Je pense qu’il faut arrêter de mentir au peuple » 
Togo Présidentielle 2020 : Fabre et Agbéyomé respectivement en 6e et 7e places sur le bulletin de vote 
Togo Présidentielle 2020/ Jean-Pierre Fabre : « L’ANC et Jean-Pierre Fabre ne renoncent jamais » 
Plus de nouvelles





Commentaire
Pseudo
Répondre à intervenant :
Numéro de contrôle
Saisir le numéro de contrôle



.

 7   lolo1 | Mardi, 14 Janvier 2020
  Réponse à 4-Albatros
  C'est quoi un démocrate?
Aucun des leaders politiques africains à l'époque n'était démocrate. Il en est de même aujourd'hui. Même dans les pays occidentaux, les présidents ou les chefs d'État ne tolèrent pas la pensée contradictoire surtout quand cela vient de leur propre camp.
Oui, c'est vrai, Sylvanus Olympio n'était pas un saint, mais ce n'est pas pourquoi la France s'en était débarrassé.

 6   lolo1 | Mardi, 14 Janvier 2020
  Réponse à 5-djantoloto
  Merci mon frère,
De son vivant, Éyadéma avait lui-même nié avoir tué Olympio en déclarant: "Gil n'a qu'à aller chercher l'assassin de son père. Je n'ai pas tué Sylvanus Olympio."
Les gens croient qu'en racontant les mensonges, ils deviendront un jour vérité, mais non, le mensonge se lève toujours tôt, mais il fini par être rattrapé par la vérité.

 5   djantoloto | Mardi, 14 Janvier 2020
  Arrêter maintenant! Eyadéma, soldat de rang dans l'armée française ne pouvait pas et n'a pas pu tuer le président togolais, feu Sylvanus Olympio!

Eyadéma n'a fait 04 ans comme un engagé volontaire dans l'armée française de 1954 à 1958! Donc en 1958, à l'indépendance signée du Togo, tous les soldats français originaires du Togo ont été démobilisés!

Sylvanus Olympio avait refusé de réengager dans son armée tous les togolais démobilisés de l'armée française!

Pourquoi je veux remettre en place la vérité?

Certains prétendent qu'Eyadéma était un officier de l'armée française et d'autres un sous-officier de l'armée française!

Faux! Eyadéma ne pouvait être ni officier ni sous-officier de l'armée française! Pourquoi?
Tous les togolais savent que Eyadéma ne savait ni lire ni écrire au moment des faits; le monsieur dans son enfance n'avait atteint que le cours élémentaire deuxième année(CEP2).

Croyez-vous vraiment que l'armée française pouvait donner le grade d'officier supérieur ou de sous-officier à un soldat qui n'a que 04 ans d'ancienneté et qui ne savait ni lire ni écrire, puis de surcroit est africain?

La réponse est non!

Donc au moment des faits Eyadéma était un soldat de rang réformé de l'armée française!

Est-ce qu'au moment des faits, c'est-à-dire 01 heure de temps avant cet assassinat, Eyadéma était sous-officier ou officier de l'armée togolaise?
La réponse vous la connaissez vous-même: NON, puisqu'il n'était pas engagé dans l'armée togolaise et c'était la raison pour laquelle le groupe revendicateur a été chercher le président!

Alors, est-ce que Eyadéma avait une arme sur lui au moment des faits pour assassiner le président?
La réponse est NON; puisque dans le groupe il y avait deux sous-officiers, Emmanuel Bodjolé et Dadjo. Ces deux sous-officiers n'avaient jamais cherché la mort du président!

Alors, comment Eyadéma, un ancien soldat de rang dans l'armée française a pu assassiner le président en présence de ces deux sous-officiers de l'armée togolaise?
La réponse est qu'il n'en avait pas la possibilité! Et quand vous voyez, Eyadéma n'a revendiqué la paternité de l'assassinat que 48 heures après les faits!

En réalité, le président togolais avait été assassiné par l'ambassadeur français et son garde de corps! Or, au moment des faits, Eyadéma était cuisinier chez un militaire coopérant français au Togo; c'est ce dernier qui, au lendemain des faits, a exercé des pressions sur Eyadéma pour disculper la France en revendiquant la paternité de l'assassinat sur la personne du président feu Sylvanus Olympio! Et voici pourquoi depuis 54 ans la France apporte son soutien à la famille Ggnassimgbé à garder le pouvoir au Togo!!!!!!

 4   Albatros | Mardi, 14 Janvier 2020
  Un torchon en gros. Il n y a que claude ameganvi pour pondre des âneries pareilles. Comme si Olympio était un démocrate. Renseignes toi bien pauvre imbécile d ameganvi, combien d opposants politiques étaient dans les geôles de olympio en 1963.

 3   IvanLeTerrible | Lundi, 13 Janvier 2020
  Crier n'est pas lutter! Tuer son ennemi c'est lutter avec succès!

 2   Lucrece | Lundi, 13 Janvier 2020
  Réponse à 1-Clement GAVI
  Alors dans ces conditions telles que tu viens de le caricaturer, penses-tu que les leaders politiques puissent arriver à sonner le glas de ce régime?

Tant que vous seriez dans la perspective et la dynamique des partis politiques, aussi bien que dans des velléités anti-françaises ostentatoires, UNIR aura toujours le vent en poupe!

Soyez un peu pragmatiques!!

 1   Clement GAVI | Lundi, 13 Janvier 2020
  Lorsque l'on sait qu'aujourd'hui même, cette sanglante dictature dynastique qui tue nos parents au Togo comme elle avait tué Sylvanus Olympio, a les moyens de terroriser, détruire nos vies en Europe, en France en l'occurrence par le biais de citoyens Européens, Français, il est clair que nous avons affaire au terrorisme et aux terroristes.
Le régime tyrannique au Togo est une co-propriété terroriste.
.


Accueil | Contactez-nous |
iciBenin.com