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Ghana Ghana - 14 activistes Pro-Western Togoland sont arrêtés.


Politique

iciLome | | 4 Commentaires |Imprimer

Au Ghana, 14 personnes, dont une mère allaitante, soupçonnées d’être affiliées au groupe des sécessionnistes qui avait illégalement déclaré indépendance au «Togo occidental», ont été appréhendées à Kpando Aziavi, dans la région de Volta le samedi.

Ils ont été arrêtés le samedi 30 mai par une équipe conjointe d'officiers de la Sécurité nationale et du Bureau des enquêtes nationales.

Les suspects âgés de 24 à 60 ans ont été remis au commandement régional de la police de la Volta pour complément d'enquête.

Informant les médias, le commandant en second du 66e Régiment d'artillerie, le major Jalali Din Ibrahim, a expliqué que leur opération avait été informée par des renseignements indiquant que certaines personnes étaient engagées dans une réunion pour discuter des questions relatives au groupe sécessionniste.

Il a indiqué que 3 équipes de patrouille avaient été dépêchées dans la municipalité de Kpando pour vérifier les informations, ce qui a conduit à l'arrestation des 14 personnes, dont 18 qui étaient présentes à la réunion.

Le major Ibrahim a également indiqué que certains documents récupérés lors de l'opération détaillaient les intentions et un plan orchestré sur les activités du groupe.

«D'après les documents que nous avons recueillis auprès d'eux, il s'agit d'une réunion de stratégies, pour planifier la façon dont ils vont mener leurs activités dans la Volta et même dans la région d'Oti», a-t-il déclaré.

Il a ajouté que l'armée a intensifié ses opérations dans les régions de la Volta et de l'Oti sur la base de renseignements selon lesquels des membres de "Homeland Study Group Foundation" mobilisent des forces pour s'engager dans certaines activités.

«Nous sommes toujours en ville, nous ne dormons pas du tout. Nous voulons nous assurer de ne pas leur donner de répit pour concrétiser leurs intentions dans les deux régions », a-t-il souligné.

À titre documentaire, "Homeland Study Group Foundation" a fait campagne pour la reconstruction d'une nouvelle nation qui sera nommé «Western Togolang» entre le Togo et le Ghana. Les activistes envisagent occuper la partie "Togo Britannique" du Ghana.

Le chef du groupe, Charles Kormi Kudzodzi est depuis en exil, à la suite d'une ordonnance du tribunal de district de Ho pour son arrestation et de deux autres pour la «déclaration d'indépendance illégale». Il a déclaré l'indépendance pour le territoire du «Togo occidental» le 16 novembre 2019.

Pendant ce temps, les services de sécurité continuent de déjouer les plans du groupe en arrêtant des membres présumés qui se livrent à des activités pour défendre la cause du groupe.

En février 2020, 21 personnes qui auraient été recrutées pour être enrôlées dans l'armée de "Western Togoland" ont été arrêtées dans un camp d'entraînement secret à Kpevedui dans la municipalité de Ketu Nord dans la région de la Volta.

Mensah Agbenou.



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 4   KOZAX | Mardi, 2 Juin 2020
  Le mot sécessionniste utilisé par le journaliste dans cet article n'a pas de sens.
Comme on sait que beaucoup de Togolais de l'est ne connaissent pas l'histoire du territoire qu'ils appellent leur pays, on peut leur pardonner de n'avoir aucune idée de celle du Togo occidental.

Il s'agit bien ici de nationalistes qui sont abusivement appelés Ghanéens, car il n'y a aucun document crédible qui atteste de ce fait. Le gouvernement ghanéen est coincé, parce qu'il ne peut pas prouver que le Togo britannique a officiellement signé un accord d'union avec le Ghana.
Beaucoup pensent que l'union était le résultat du plébiscite de 1956. En dehors des fraudes qui ont entaché ce référendum tout comme celui du Togo sous l'administration française dans la même année, et que les nationalistes ont reportées aux Nations-Unies qui ont obligé la France fraudeuse à organiser de nouvelles élections sous leur supervision en 1958, les mêmes Nations-Unies avaient intimé au Royaume Uni qu'en cas de vote favorable à l'union avec le Ghana, le Royaume Uni devait prendre des mesures nécessaires à la réalisation de cette union, à la suite de quoi l'ONU terminerait sa mission de puissance tutélaire au Togo britannique (tout le monde peut consulter les documents officiels sur le site de l'ONU).
Au lieu de faire le nécessaire comme l'a demandé l'ONU, le gouverneur de la Gold Coast qui était également chargé de l'administration du Togo britannique a tout simplement envoyé une note à l'ONU pour l'informer que l'union a été consumée dans la nuit du 5 au 6 mars 1957, date de l'indépendance de la Gold Coast devenue Ghana. En clair, le Togo britannique qui devait soit s'unir avec sa sœur de l'est pour accéder à l'indépendance, soit devenir un état séparé et souverain, fut offert au Ghana comme cadeau d'indépendance, en clair, annexé au Ghana. La note envoyée à l'ONU ne peut pas être considérée comme un document crédible, puisqu'elle ne dit pas comment l'union a été réalisée et qui étaient les négociateurs et les signataires mandatés par les deux territoires. Cette fameuse note ne fournit aucune preuve, car il n'y en a aucune. Aucune négociation n'a eu lieu, ni avant, ni après l'indépendance du Ghana. Le gouvernement ghanéen est incapable de le fournir les documents réclamés par les nationalistes.

La solution qui tombe sous le sens aurait été d'accorder l'indépendance à la Gold Coast et au Togo Britannique, amener les deux nouveaux États indépendants à négocier et signer un accord d'union (il ne faut pas oublier que le Togo britannique comme le Togo français faisait partie du Togo allemand conquis par les forces alliées, et que la Ligue des Nations, ancêtre de l'ONU, a donné mandat à la France et au Royaume Uni d'administrer, PAS comme un butin de guerre à s'approprier, mais comme une pupille des Nations Unies qui devait être entretenue et préparée pour devenir un État souverain. En effet, selon la classification de la Ligue des Nations puis de l'ONU, le Togo faisait partie des territoires de la catégorie B. Les territoires de cette catégorie étaient jugés capables de s'administrer après une période de prise en charge par la France et le Royaume uni, pour le cas du Togo.

La France et le Royaume Uni, étant des membres influents de l'ONU, s'étaient permis d'en faire à leur tête. La France, au lieu d'accorder l'indépendance au Togo sous son administration, avait tout simplement décidé de l'incorporer dans l'UNION Française, une sorte de DOM-TOM auquel elle accorderait une autonomie interne (nos ancêtres nationalistes de l'époque appelaient ce statut ZOTONOMIE (1956-1958).

Quant au Royaume Uni, il était encore plus méprisant et désinvolte vis à vis de nos frères et soeurs de l'ouest. Il n'a même pas jugé utile de nommer un administrateur résident, mais la personne chargée d'administrer le territoire résidait dans la Gold Coast, sa colonie. En matière de développement, le territoire était négligé, avec peu d'infrastructures; les élèves qui arrivaient à un certain niveau devaient aller continuer leurs études dans la Gold Coast.

Avant et pendant la campagne pour le plébiscite, le Royaume Uni a permis aux ressortissants de la Gold Coast de s'introduire à volonté au Togo Britannique, un territoire qui n'étaits pas le leur, pour y mener ouvertement campagne en faveur de l'union avec le Ghana. Kwame Nkrumah avec son CPP était omniprésent au Togo britannique faisant des promesses et corrompait ouvertement les populations. Les documents sonores et vidéo des Nations Unies présentent des manifestations "populaires" organisées en faveur de l'UNION avec des chansons du CPP, parti de Nkrumah. Ceux qui étaient contre l'union étaient réprimés par les partisans de Nkrumah, et le Royaume Uni laissait faire. Un grand nombre, y compris des chefs coutumiers, étaient chassés en exil. Ceux d'entre les Togolais de l'Est qui ont 70 ans et plus se souviennent encore de la vague de réfugiés qui arrivaient du Togo Britannique, surtout dans le Kloto.

Voilà les conditions dans lesquelles le Togo Britannique est entré en "union" avec le Ghana. Depuis lors, les gouvernements successifs au Ghana ont soigneusement omis d'enseigner dans les écoles la vraie histoire de cette fameuse union. Aujourd'hui la simple évocation du "Togo occidental" est considérée comme un acte de trahison, un crime contre la sûreté et l'intégrité territoriale du Ghana. Pas plus tard que la semaine dernière, c'est d'ailleurs très fréquent, les Ghanéens demandent aux nationaliste du Togo occidental, considérés des fauteurs de trouble d'évacuer leur territoire à eux Ghanéens, c'est-à-dire le territoire du Togo occidental. Ils demandent même à leur gouvernement de déporter les nationalistes au Togo.

Les autorités ghanéennes n'ayant donc pas d'arguments convaincants pour prouver l'existence d'une union entre le Ghana et le Togo occidental se sont tournées vers l'intimidation, et les arrestations intermittentes qu'elles ne peuvent pas toujours justifier, d'où la libération sous condition et sans procès.

 3   Patience | Lundi, 1 Juin 2020
  Que les Ghanéens arrêtent de se divertir.Cette terre n'appartient pas à gold coast.
Que les autorités togolaises sortent de leur silence . Nous savons que ces autorités ont un regard sur ce dossier.La preuve, le poste de contrôle juxtaposé de Noépé n'est pas opérationnel et ne le sera pas . puisque ce n'est pas là la vraie frontière

 2   fantasmagoric | Lundi, 1 Juin 2020
  Réponse à 1-issifou
  Oui issifou. Vous êtes très raisonnable en disant cela. Mais que pense notre opposition de MERDE qui passe son temps à divertir au lieu d'enfourcher cette aubaine pour montrer son nationalisme?

Une partie du territoire est amputée depuis 1957, les grandes gueules se taisent, des vendus opportunistes comme leurs devanciers !

 1   issifou | Lundi, 1 Juin 2020
  Les deux pays (Togo et Ghana) qui entretiennent de bonnes relations de voisinage doivent prendre conscience du danger d'un mauvais traitement de cette affaire qui a ses racines dans les profondeurs de l'histoire coloniale des deux pays. En tout cas la répression ne doit pas être la meilleure solution.
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