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Burundi Burundi - Les caractéristiques du premier gouvernement d’Evariste Ndayishimiye


Politique

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Le premier gouvernement du nouveau président ayant prêté serment le 18 juin dernier à Gitega se caractérise par la réduction de portefeuilles? mais avec une forte présence des personnalités de réputation sulfureuse.

La première équipe gouvernementale du Premier ministre général Alain-Guillaume Bunyoni, surnommé « Je vais t’étendre raide mort », est resserrée : 15 ministres seulement au lieu de 21 précédemment. Les Hutus occupent 60% et les Tutsis 40%. 30% de portefeuilles détenus par des femmes. Cinq ministres de l’équipe sortante restent à leur poste.

La diplomatie est confiée à Albert Shingiro, ex-représentant permanent du Burundi auprès des Nations Unies. On note aussi l’entrée au gouvernement d’Imelde Sabusimike au poste de ministre de la Solidarité nationale, des droits humains et du genre. C’est la première fois qu’un membre de la communauté minoritaire Twas (1% de la population) accède à ce haut niveau de responsabilité.

L’entourage d’Evariste d’Evariste Ndayishimiye, successeur de Pierre Nkurunziza, parle d’un gouvernement de technocrates. Les défenseurs des droits de l’homme, eux, s’inquiètent de la présence de certaines têtes controversées qui y occupent une bonne place.

Beaucoup pointent du doigt le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Ce dernier est sous sanctions internationales. C’est le cas par exemple de Me Armel Niyongere, le coordonnateur d’un collectif d’avocats de victimes de la répression au Burundi.

« Le Collectif des avocats des victimes et parties civiles n’entend pas se prononcer sur le choix politique. Il peut cependant constater que nombre de membres du gouvernement nouvellement nommés ont été cités dans le cadre des enquêtes menées par la CPI. Si des mandats d’arrêt sont émis, il faudra en assurer l’exécution », précise-t-il.

Un membre de l’Initiative pour les droits humains au Burundi, lui, va plus loin. Effet, selon Carina Tersakian, « Gervais Ndirakobuca (ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, NDLR) c’est quelqu'un qui a participé à de très graves violations de droits humains, notamment depuis le début de la crise au Burundi, en 2015 ».

Si ces officiels sont effectivement dans le viseur de la Cour pénale internationale, Bujumbura rejette les accusations portées contre eux.

A.H.



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