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Togo Togo - Invasion du Capitole : Eric Stromayer condamne “l'événement tragique”


Diplomatie

iciLome | | 6 Commentaires |Imprimer

L'ambassadeur des États-Unis d'Amérique au Togo, Eric Stromayer s'est prononcé ce vendredi sur l'invasion du Capitole à Washington D.C. le 06 janvier dernier par des manifestants Pro-Trump, dans le but d’empêcher le Congrès américain de confirmer l’élection du Président démocrate élu, Joe Biden.

« C’était un spectacle inquiétant et un affront à nos processus électoraux et à notre État de droit », a affirmé M. Stromayer dans une déclaration publié ce vendredi 08 janvier 2021.

« La violence pour résoudre les problèmes politiques est injustifiable dans n’importe quelle nation. La démocratie fournit aux citoyens des procédures ordonnées pour faire entendre leurs griefs et leurs recours. Cela nous permet de décider comment aller de l’avant collectivement. Prendre d’assaut le siège du gouvernement, provoquer de la violence et menacer les représentants élus et les membres des forces de l’ordre est malsain et inacceptable, » a-t-il martelé.

Le diplomate a poursuivi en demandant aux dirigeants américains, “de toutes les perspectives politiques” de dénoncer “sans équivoque la violence et d’autres méthodes antidémocratiques pour atteindre des fins politiques”.

« Les criminels qui ont commis des actes de terreur violents contre notre démocratie seront tenus responsables conformément à l'État de droit aux États-Unis », a-t-il souligné.

Dans la foulée, Stromayer estime que malgré tout, la confirmation de la victoire de Joe Biden et l'annonce de son inauguration qui va se ternir le 20 janvier, “n’était pas une simple formalité”, mais assurait également que les processus démocratiques américains et “la volonté du peuple l’emportent.”

L'ambassadeur des USA au Togo se réjouit également du fait que le président Trump a confirmé son soutien à une transition pacifique.

Eric Stromayer d'ajouter : « Je remercie les Togolais qui ont envoyé des messages de soutien pendant cette période difficile. L'amitié et le partenariat durables entre les États-Unis et le Togo perdureront et se développeront alors que nous nous engageons à nouveau à soutenir et à respecter nos idéaux démocratiques », a-t-il conclu.

Mensah A.



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 6   Rigolo | Vendredi, 8 Janvier 2021
  Réponse à 2-Kombaté
  Rire- Mr Rigolo. You're too rubbish

 5   LPV | Vendredi, 8 Janvier 2021
  Réponse à 1-Abladjo
  Entre moqueries, esprit de revanche et inquiétudes : le chaos au Capitole vu d'Afrique
De la Guinée au Mali, en passant par la Côte d'Ivoire ou l'Ouganda, médias et internautes se souviennent lorsque Donald Trump qualifiait leur Etat de « pays de merde ».

Par Matteo Maillard(Bamako, correspondance), Yassin Ciyow(Abidjan, correspondance) et Karim Amrouche(Alger)
Publié hier à 17h40, mis à jour hier à 21h55
Temps deLecture 3 min.

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Des partisans du président Donald Trump à l'intérieur du Capitole, à Washington, DC, le 6 janvier. Au centre, un membre du groupe conspirationniste QAnon, Jake Angeli, alias Yellowstone Wolf.
Des partisans du président Donald Trump à l'intérieur du Capitole, à Washington, DC, le 6 janvier. Au centre, un membre du groupe conspirationniste QAnon, Jake Angeli, alias Yellowstone Wolf. SAUL LOEB / AFP

C'est avec une ironie mordante que certains internautes et médias du continent africain ont réagi aux scènes de chaos observées mercredi 6 janvier à Washington, quand des partisans de Donald Trump ont pénétré par effraction au sein même du Capitole. « Quand l'Amérique fait pire que l'Afrique », titre ainsi LeDjely.com. Ce site d'information guinéen, aux éditoriaux souvent acérés, étrille les « agissements inouïs » des supporteurs du président sortant américain, tout en y voyant un « enseignement ».

Lire aussi Complotistes, néonazis, négationnistes... Qui sont les insurgés du Capitole ?
« Certains comportements ne sont pas l'apanage des peuples dits arriérés. Il est aujourd'hui évident qu'il n'y a pas qu'à Conakry, Abidjan ou Kigali que les populations peuvent se laisser manipuler par des leaders politiques. » Ainsi, poursuit le média, « il serait souhaitable que les éternels donneurs de leçons puissent s'en inspirer pour se laisser aller à moins d'arrogance et de condescendance à l'égard des autres ».


Même tonalité à Bamako, où les Maliens se gaussent de ce qui ressemblerait, en moins abouti, au coup d'Etat du 18 août 2020 qui a fait chuter l'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. A l'époque, les communiqués des diplomates américains demandaient au mouvement de contestation du M5 et au gouvernement de « travailler à une résolution du conflit » et aux policiers maliens de « respecter les principes des droits humains ».

Un scénario de crise postélectorale
Sur Twitter, mercredi soir, les internautes se sont amusés à détourner le discours habituel des relations Nord-Sud. « Les candidats Biden et Trump doivent privilégier le dialogue et résoudre tout différend dans le strict respect des lois américaines. L'ambassadeur du Mali sur place va les rencontrer dans les heures à venir pour parler d'un plan de sortie de crise », moque Buubu Ardo Galo Maasina.

En Côte d'Ivoire aussi, ils ont été nombreux sur les réseaux sociaux à ne pas bouder leur plaisir de voir les Etats-Unis englués à leur tour dans un scénario de crise postélectorale. Sur Twitter, le compte @iciabidjan se souvient des mots peu amènes de Donald Trump à l'endroit de certains pays africains, qualifiés en 2018 de « shitholes countries » (« pays de merde »), et renvoie l'injure au président américain en relayant l'image des manifestants en train de forcer l'entrée du Capitole.

De nombreux internautes s'interrogent également sur le « white privilege », le « privilège blanc » dont bénéficieraient les supporteurs de Donald Trump face aux forces de l'ordre, en faisant le parallèle avec les manifestations du mouvement Black Lives Matter, qui ont été sévèrement réprimées, notamment en 2020.

Un aspect que dénonce avec virulence l'opposant et avocat canado-kényan Miguna Miguna. « Lorsque des Africains que l'on appelle aussi «NOIRS» protestent partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis, ils sont accueillis avec une BRUTALITÉ TERRIFIANTE par la police (...). Mais lorsque des Caucasiens ou des «BLANCS» protestent, la police se tient en retrait », s'indigne sur Twitter ce juriste, expulsé au Canada en 2018 après avoir participé à l'investiture comme « président du peuple » de l'opposant Raila Odinga.


En Ouganda, où la présidentielle du 14 janvier verra l'indéboulonnable Yoweri Museveni briguer un sixième mandat, dans un climat de répression accru, les événements américains fournissent au célèbre journaliste Charles Onyango-Obbo l'occasion d'une réflexion amère. Les Etats-Unis sont « l'une des «plus anciennes démocraties» du monde, mais elle s'est effilochée en quatre ans », écrit-il.

Railler le pouvoir algérien
Ainsi, « il semblerait que les antidémocrates en Afrique ont raison (même si je déteste l'admettre) quand ils disent que nos démocraties sont jeunes et donc nécessairement imparfaites. Ça doit être décourageant pour les démocrates de penser que nous n'aurons peut-être pas une maturité politique à toute épreuve dans deux cents ans – voire jamais ».

Fidèle à sa ligne satirique, le site El Manchar en a profité de son côté pour railler le pouvoir algérien, et notamment la tendance du président Abdelmadjid Tebboune à réclamer des enquêtes sur de nombreux sujets.

Le titre s'est également fendu d'une allusion acide à l'invasion de l'Irak sous la présidence de George W. Bush, en 2003. Cette fois, ce sont les Etats-Unis que « Trump décide d'envahir pour y instaurer la démocratie ».


Matteo Maillard(Bamako, correspondance), Yassin Ciyow(Abidjan, correspondance) et Karim Amrouche(Alger)

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 4   sen | Vendredi, 8 Janvier 2021
  la démocratie a été confirmée une fois encore aux usa. La force des institutions a démontré que même si vous êtes riches, influents, vous ne pourrez renverser l'ordre établi. C'est ce qu'il nous faut en Afrique. Et non des hommes forts qui sont amovibles.

 3   issifou | Vendredi, 8 Janvier 2021
  Malgré le comptage et le recomptage bureau de vote par bureau de vote, les initiateurs de cette fameuse recette se sont rendus compte de son inefficacité. Ils auraient dû plutôt demander l'expertise de la CENI et de la cour constitutionnelle du Togo. MATCHACHI WA.

 2   Kombaté | Vendredi, 8 Janvier 2021
  Sur cette percée je dis haut et fort félicitations au pouvoir togolais pour avoir appelé les américains à la retenue et au dialogue seul moyen pour préserver le vivre ensemble

 1   Abladjo | Vendredi, 8 Janvier 2021
 
Crise Politique aux Etats-Unis, des milices envahissent les parlements des Etats et des coups de feu ont été entendus dans la capitale Washington; annonce l'AFP dan sa dépeche d'hier.

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